QUO VADIS –defiant imagination- Année : 2004

Tracklist :
01. Silence Calls The Storm
02. In Contempt
03. Break The Cycle
04. Tunnel Effect (Element Of The Ensemble IV)
05. To The Bitter End
06. In Articulo Mortis
07. Fate's Descent
08. Dead Man's Diary
09. Ego Intuo Et Servo Te
Line Up du Cd
Stéphane Paré-Chant
Bart Frydrychowicz-Guitare
Yannic Bercter-Batterie
Musiciens additionnels:
Steeve DiGiorgio-Basse
William Seghers-Guitare
Roxanne Constantin: Clavier/soprano/alto/
Elizabeth Giroux-Violoncelle
Quo vadis est un groupe de death metal technique originaire du Québec et existant depuis une dizaine d'années.
c'est 4 ans après leur second album "Day Into Night" que le groupe nous propose enfin son nouvel album, le retard étant dû à un problème de line up.
Malgré que l'album "defiant imagination" ne dure qu'une quarantaine de minutes, il suffit d'une simple écoute pour se rendre compte de la qualité, et de la profondeur de tous les titres qui composent cet album.
La production est claire, elle retranscrit parfaitement chaque instrument, et rend l'ensemble très puissant.
La saturation de gratte n'est pas excessive, les riffs sont tous plus mélodiques et techniques les uns que les autres, possédant tous un sacré feeling. On apprécie une musique mature et structurée, parsemée de très nombreux solos de grattes.
On peut également apprécier un peu de clavier sur certains titres comme tels "Break The Cycle" ou "Tunnel Effect".
La batterie, quel son de batterie! une batterie adepte du blast beats, en effet rares sont les moments de calme; mais ils présentent de réelles qualités. le jeu du batteur est incroyablement rapide et dévastateur. Une très grande maîtrise!
la basse est tenue par Steve DiGiorgio en personne! (Death, Sadus, Testament, etc.) . DiGiorgio, qui fait honneur à sa réputation et n’est pas venu pour se prélasser, et nous fait une très belle démonstration de technique tout au long de l'album!
au niveau vocal, Stéphane Paré fait très fort ! On croirait reconnaître un Mickael Stanne (dark tranquillity), agressif et classieux à la fois, son chant aussi véhément soit-il reste parfaitement audible et très maîtrisé.
Annoncé avec fracas par une batterie tonitruante, ce « Silence calls the storm » s’avère effectivement fulgurant en tous points avec une technicité foudroyante.Des parties de guitares de haut vol, où se cotoient riffs bien puissants et mélodies raffinées
Le titre « Break the cycle » se voit nettement plus progressif qui reflète bien mieux l’axe majeur autour duquel les musiciens orientent globalement leur musique, à savoir un death mélodique et diversifié à souhait, avec une grande richesse dans la structure des morceaux entre les nombreux changements de rythmes et les mélodies taillées.
« Tunnel effect » démarre lui sur les chapeaux de roue avec une accélération meurtrière de la section rythmique qui sprinte à une vitesse affolante, stoppée net dans son élan par un break de fin assassin, qui sera l’occasion une fois de plus pour les musiciens de faire montre d’une technique effarante.
« The bitter end » bénéficie d’une intro ou la batterie et la basse sont vraiment impressionnantes, et perpétue cette approche à mi-chemin entre le death et le progressif.
viendra ensuite « In articulo mortis »/ »Fate’s descent », écrit en hommage au défunt Chuck Shuldiner.
Le premier titre est introductif et se présente sous la forme d’un morceau atmosphérique où des chants féminins et masculins sont accompagnés au piano et aux violoncelles pour donner au final une ambiance funéraire belle et mélancolique.
Le second titre renvoie directement aux meilleurs travaux du maître Shuldiner et s’en approche au plus près, en se hissant respectueusement au niveau de ce regretté guitariste dont la mémoire n’a sans doute pas fini d’inspirer bon nombres de musiciens.
La dernière chanson de l’album « Dead man’s diary » est un vrai trésor qui regorge de mélodies magnifiquement ciselées. Steeve DiGorgio signe là des lignes de basses absolument magnifiques, particulièrement lorsqu’elles accompagnent le refrain principal, doublées sur la fin par des lignes de claviers. La fin est suivie par une outro « Ego in tuo et servo te » où se marie avec bonheur des chants d’opéra et un clavier dont les sonorités rappellent la musique asiatique.
En gros, Un album qui sublime les qualités de chacun des musiciens, et qui plaira sans doute aux fans de métal technique. Un disque qu’il faut absolument écouter, en laissant de coté ses à priori, qu’on soit fan de death ou non, qui incarne tout ce qui me fait aimer le métal avec un grand M.