
Fondé principalement par Muhammed Suicmez en 1992, qui au début était le seul membre à gérer la quasi-totalité des instruments (comme quoi pas besoin d’être un nordique à cheveux longs pour savoir jouer du metal), le groupe allemand ; avec Deux Démos (devenues très rare à se procurer ) et un premier album en 1999 (Onset Of Putrefaction ), s’est imposé dans le milieu du death en proposant des compos ultra technique (le morceau advanced corpse tumor n’a jamais été joué en Live en raison de sa complexité) et en devenant ainsi une référence en matière de death Technique (entraînant ainsi une dépression nerveuse pour beaucoup qui ont osé se lancer à jouer du Necrophagist)
Cependant en 2004 le groupe alla encore au-delà de ce qui avait été fait auparavant en composant le chef d’œuvre « Epitaph » (avec une pochette bien représentative), et confirma leur statut de maître en faisant le bonheur des fans. En effet l’album propose des morceaux beaucoup plus propres, plus élaborés (avec des rythmiques qui peuvent être à la fois bien death et beaucoup plus atmosphérique), plus mélodiques et bien sûr toujours aussi technique (on sent les fans de Malmsteen par la touche néo-classique des solos). De plus chaque instrument à sa liberté de s’exprimer : ainsi la basse, qui est malheureusement trop occulté dans la majorité des groupes, se permet des passages également bien technique (et oui il n’a pas que les guitaristes qui ont le droit de se faire plaisir). Le batteur alterne blast avec des parties plus calmes (tout en assurant à la double), totalement appropriées avec les passages lead des guitares. Quand aux vocalistes de Muhammed, son décalage avec cette musique totalement riche et mélodique ne fait que la mettre en valeur (même si on constate que le groupe privilégie beaucoup plus les parties instrumentales aux textes qui parfois ne tiennent que sur une dizaine de lignes (renforçant ainsi le côté cru des paroles car les textes de Necrophagist sont loin de parler de prince charmant)
Le premier morceau « Stawbound » ( qui commence avec un très bon break à la batterie ) annonce tout de suite la couleur et montre que le groupe est resté fidèle à lui même avec un tempo rapide, des rythmiques tranchants et agressifs et une intro qui se vaut le mérite d’enchaîner solo guitares et solo de basse en tapping : technicité que l’on pourra également admirer sur la plupart des autres morceaux comme « Seven » ; « The Stillborn One », qui possède une première partie lente et pesante donnant ainsi une tout autre dimension à l’album ; ou sur l’intro du magnifique « Only Ash Remains » qui est suivi d’une mélodie à deux guitares harmonisées. (à noter qu’à la fin du morceau, le groupe fait un clin d’œil au compositeur Prokofiev en enchaînant le tout admirablement)
Cependant à la fin de l’écoute d’Epitaph, on reste un peu sur notre faim car l’album, aussi riche soit il, n’excède pas en durée les 30 minutes. On aurai donc espérer plus de morceaux mais bon comme on dit, vaut mieux que soit court et intense que long et gonflant.
En tout cas le nouvel album de Necrophagist est en préparation et en attendant que cette nouvelle tuerie (j’en suis convaincu) soit disponible, empressez vous d’écouter ce chef d’œuvre de death technique (sans oublier bien sur leur premier album et leurs démos si vous arrivez évidemment à les trouver!!)
+Tracklist
1. Stabwound
2. The stillborn one
3. Ignominous & pale
4. Diminished to be
5. Epitaph
6. Only ash remains
7. Seven
8. Symbiotic in theory